Y’a de la joie, un seul en scène lumineux

Y’a de la joie, un seul en scène lumineux

Crédit photo : Stéphane Kerrad

Une pièce à partir de 10 ans, au théâtre Les Lucioles jusqu’au 25 juillet 2026.


Y’a de la joie, un seul en scène lumineux.

Les douze coups de minuit sonnent le 31 décembre : c’est l’heure des bonnes résolutions. Celle de Michaël Hirsch sera d’apprendre la joie de vivre. Il nous confie dans son spectacle, son monde intérieur. Il nous partage ses états d’âme, avec sarcasme et humour noir pour notre plus grand bonheur. Un an pour s’essayer à la joie, entre recherches philosophiques et psychologiques, ce n’est pas une mince affaire ! Après tout, est-on vraiment responsable de son propre bonheur ?

Avec presque rien, on voyage dans ce palais mental. Jeux de lumières, déplacements de décor : des petits riens qui font déjà beaucoup. Grâce à ce spectacle on découvre de grands concepts, on apprend comment orbiculer, à s’en foutre sans culpabiliser, qu’il existe trois types de larmes, à vivre en pleine conscience et dix neuf sourires différents !

Avec espoir et fragilité, ce anti-héros fait de belles rencontres sur son chemin en quête du Bonheur.

Merci pour cette aisance et surtout cette humilité, qui fait qu’on s’attache à ce personnage. Tout le monde peut se retrouver en lui, et c’est un régal

Au détour d’un bar ou d’une salle de psychothérapie, on croise Fabrice Luchini (que le comédien tient avec une excellence bluffante) et Edouard “Bière”. Son talent d’imitateur est jubilatoire.

J’ai énormément appris grâce à Michaël Hirsch, et je me suis empressée d’acheter son livre pour avoir accès à “La petite bibliothèque de la joie de vivre”. J’ai d’ailleurs commencé mon petit carnet (pas de spoiler, vous verrez bien dans la pièce !). Si vous n’aviez qu’une pièce à voir, pour vous redonner du baume au cœur, ne cherchez plus. Vous n’êtes pas à Avignon ? Pas de panique, le spectacle revient à Paris au Théâtre de l’Oeuvre à partir du 20 octobre 2026. Le mot de la fin : “rien à redire”.

De Michaël Hirsch avec Michaël Hirsch