Des plans sur la comète

Des plans sur la comète

Des plans sur la comète, une comédie contemporaine au milieu des étoiles.

Une pièce drôle et acerbe, qui se joue des relations amoureuses et familiales. 

On y fait la rencontre de quatre personnages haut en couleurs à commencer par notre personnage central : Estelle. C’est une jeune scientifique qui est sur le point de faire une découverte majeure sur l’univers. Un pied de nez à son père qui l’a fait renvoyer du C.N.R.S.

Garance, la fauteuse de troubles, sa meilleure amie a entrepris de réconcilier cette famille détruite sans le dire à la principale concernée. Mais contre toute attente, Garance va dangereusement se rapprocher du père de son amie…. et tomber amoureuse !

Tristan PETIT GIRARD nous montre ici qu’il n’y a pas d’âge pour aimer. Car un homme qui aime une femme de 25 ans de moins, c’est peut-être qu’il ne veut pas vieillir, mais elle non plus. Car aux yeux de l’homme qu’elle aime, elle paraîtra dans tous les cas toujours plus jeune.

Une pièce où sentiments amoureux, l’amitié et les secrets de famille se mêlent à des questions scientifiques cruciales. Un mélange explosif et jouissif rendu possible grâce au talent de nos quatre comédiens. Le metteur en scène nous confie : “ Il y a pour moi il y a quelque chose d’insondable chez l’être humain comme il y a quelque chose d’insondable dans l’univers.”. Voilà qui résume assez bien la vision globale de la pièce.

Dans un registre qui pourrait faire penser au théâtre de boulevard, on n’y cherche pas le rire gratuit: on est entraîné dans une histoire mêlant mensonges et quiproquos avec intelligence.

Après son dernier succès avec “La machine de Turing”, qui remporte pas moins de 4 molières, Tristant PETIT GIRARD nous fait ici voyager dans un univers un peu plus léger. Habitué aux comédies romantiques à succès, il a également écrit la pièce “Rupture à Domicile” avec Olivier SITRUK. Deux styles complètement différents, mais où l’on retrouve la patte de notre metteur en scène.
Une mise en scène délicate, des comédiens drôles, une scénographie simple: la recette parfaite pour une comédie romantique abordable mais réfléchie.

On voyage vers les étoiles avec des comédiens fantastiques comme Hélène DEGY, Noémie DE LATTRE, Anne PLANTEY et Jérôme ANGER.

Voyage dans les mémoires d’un fou

Voyage dans les mémoires d’un fou

Du 25 avril au 15 juin dernier, Lionel Cecilio remontait sur les planches à l’Essaïon pour nous jouer son seul en scène. Retour sur ce voyage atypique.

Cher lecteur, j’ai le cœur à la confidence.

Le 27 avril dernier, je suis tombée amoureuse. Amoureuse d’un travail extraordinaire, amoureuse d’un texte sublime: amoureuse du Voyage dans les mémoires d’un fou.

Sur scène, Lionel Cecilio nous fait voyager le temps d’un instant aux détours de la vie d’un homme qui se sait perdu. Cet homme qui souffre et qui va mourir se souvient, et il se souvient pour nous spectateur et lecteur. Il nous écrit son histoire, mais aussi d’autres histoires. On rencontre tantôt Einstein, tantôt Jeanne d’Arc et bien entendu Dieu. Lionel jongle avec brio entre ses personnages, à la fois institutrice, mère, père, enfant, médecin, malade, ce seul en scène a des allures de comedia del Arte.

Un spectacle à la fois drôle, émouvant, subtil, glaçant, sarcastique et caustique: un véritable moment de théâtre.

Texte mis en scène et écrit par Lionel Cecilio, qui trouve tout son sens au théâtre de l’Essaïon où le spectateur est plongé dans une sorte de confidence et une proximité inexplicable. En voici un extrait qui m’a beaucoup touché :

“ Les femmes portaient en elles à la fois la tristesse et la force, la mélancolie et la détermination. Elles avaient compris que la simplicité est le plus absolu des touts. La simplicité l’emporte en toutes choses. Le verbe aimer par exemple, ne souffre d’aucun complément. Aimer beaucoup c’est n’est déjà plus aimer. Les femmes ont compris cela, elles aiment, là où les hommes aiment bien… beaucoup… passionnément…. à la folie… pas du tout.”

Une création lumière splendide qui sublime le jeu du comédien. Entre danse, jeux de regards et décor choisi avec goût, notre maître des mots vagabonde dans l’espace temps et nous conte l’histoire de ce fou.

Un fou pas si fou, un poète plutôt chouette, des mots qui résonnent, sonnent, trébuchent et finissent par glisser sur vos joues en une douce caresse humide. Découvrir, conquérir, comprendre, agir, repartir différent, vous serez subjugué par la beauté inavouée de ce misanthrope.

La nuit des Rois

La nuit des Rois

Venez voyager en Illyrie, au son de la guitare et des cigales: La Nuit des Rois, c’était les soirs à la Condition des Soies à 22h30.

La compagnie Les Lendemains d’Hier nous transporte dans le texte de William Shakespeare La Nuit des Rois. A six sur scène, ils interprètent une quinzaine de personnages tous aussi déjantés les uns que les autres.

La Nuit des Rois, mis en scène par Benoît Facerias, c’est un pari audacieux mais réussi d’un spectacle caustique et dynamique. Les personnages tourbillonnent tour à tour sans nous laisser le temps de souffler. Ils surgissent de chaque recoin de cette magnifique salle, donnant à ce spectacle le loisir d’investir pleinement l’espace.
En effet le théâtre la Condition des Soies, l’un des plus anciens théâtres du Festival d’Avignon, est une ancienne fabrique de conditionnement de la soie. Tout en pierre et cylindrique, cette scène pour le moins originale donne aux comédiens la possibilité de jouer avec l’acoustique.

Dans cette pièce on retrouve des personnages touchants dont le metteur en scène a su mettre en lumière toute leur complexité. Nous avons Orsino, interprété par Grégory Baud, le duc désespérément fou amoureux de sa belle. Olivia, interprétée par Nolwen Cosmao, notre douce comtesse au cœur meurtri. Nous avons également le duo impressionnant des jumeaux Viola et Sébastien interprétés par Joséphine Thoby et Pierre Boulben, qui nous font frissonner dans une sublime rencontre autour d’une danse. Sans oublier notre combo musical Benoît Facerias et Arnaud Raboutet qui jouent le rôle de Sir Toby et Malvolio.

Les comédiens alternent de manière bluffante entres leurs personnages, qui sont parfois complètement antinomiques, si bien qu’avec seulement six comédiens, Benoît Facerias jongle de main de maître pour donner vie à une quinzaine de protagonistes. Chacun à sa façon, nos comédiens sont mis à l’honneur que ce soit en musique ou en danse.

Un parti pris poétique, avec une scénographie rudimentaire et des costumes qui vont à l’essentiel, mettant en exergue le jeu des comédiens. De très beaux tableaux, où l’on se sent transportés entre amour et haine. On s’attache à la fragilité de ces personnages et on se questionne comme eux sur des notions telles que l’amour, le deuil, le dualisme, la politique, la farce, le conflit d’intérêt, la religion et la folie.

Le public rit à gorge déployée, laissant entrevoir dans leurs applaudissements un espoir d’encore. Encore un instant avec ces six comédiens de talent. Merci à Joséphine Thoby, Nolwen Cosmao, Benoît Facerias, Arnaud Raboutet, Pierre Boulben et Grégory Baud.

Danse, chansons, pirouettes, combats, amour, fraternité, amitié et j’en passe, voilà ce qui vous attend dans le spectacle La Nuit des Rois.